Les élèves de CM2 se sont rendus à la Chapelle Saint Cyprien pour découvrir l’exposition photographique « Regard d’un poilu ».

Une présentation sous forme de diaporama ainsi qu’une dizaine de photographies anaglyphes (en relief) sont également dévoilées. L’appareil stéréoscopique, que Marcel Chatenay a utilisé, permet de reproduire l’effet du relief lors du visionnage des images, conférant à celles-ci encore plus de réalisme.

A l’issu de cette présentation, en groupe, ils ont pu découvrir l’exposition et répondre au questionnaire. Les réponses seront développées en classe. Ce travail sera approfondi en classe lors que le thème sera abordé en histoire.

En 2013, Yves Cornet, collectionneur de cartes postales fait don aux Archives Municipales de Saumur de 886 vues stéréoscopiques produites durant la Grande Guerre par Marcel Chatenay, grand-père de sa femme.

L’ensemble des vues enrichit considérablement le patrimoine saumurois, c’est le témoignage photographique d’un enfant du « pays » sur la vie des soldats à l’arrière des lignes de combat.

Marcel Chateany, originaire de Doué-la-fontaine, exerce la profession d’épicier en gros dans sa commune natale lorsque la guerre éclate en août 1914. Agé alors de 31 ans, il est officier d’administration du service de santé des armées. Affecté au groupe des brancardiers, il n’est pas en première ligne mais à 3 ou 4 km à l’arrière, où se trouvent les ambulances, mais également les dépôts d’artillerie et de matériels, les cuisines et autres services. Il connait les bivouacs et les abris de fortune.

Tout en assurant sa mission d’organisation du transfert des blessés vers les hôpitaux, il devient un fidèle observateur de la vie quotidienne des soldats à l’arrière des lignes de combats.

Marcel Chatenay utilise son appareil photographique seulement pendant les moments de répit, il ne témoigne donc pas de l’activité des brancardiers. Aucune scène de secours ou de transports des blessés n’est photographiée pas plus que les combats.

Durant quatre ans, il captera une multitude de regards et témoignera des effets dévastateurs de cette guerre industrielle sur le paysage.